Paroisse des Saints Evêques de Nantes
A L’APPROCHE DU CARÊME
Le temps du Carême s’approche où nous réentendrons cet appel du Seigneur : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Et aussi cette autre phrase très déconcertante : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Se convertir, être parfait, serait-ce mission impossible ? J’emprunte les réflexions qui suivent à un RP. jésuite du siècle dernier.
« La perfection ne se termine pas au dépouillement mais à l’union à Dieu ; elle ne fait pas de nous des pauvres mais des riches. Aussi, contre tous les fanatiques de la mutilation ou de l’abstention, la sainte Église a tranquillement maintenu que la vertu était un enrichissement, un développement d’être, une manière de devenir plus soi-même et d’imiter, en y participant, la plénitude de l’acte divin. La mort n’est pas le terme ultime, (pas plus que les mortifications de toutes sortes). (…) On ne se dépouille de son mauvais moi, que pour laisser plus entièrement à l’action divine de la grâce le moi vrai d’enfant de Dieu.
Conduire des âmes à la générosité, ce n’est donc pas les mutiler chaque jour un peu plus, et cette pédagogie spirituelle serait suspecte, qui marquerait les étapes du progrès par des actes de plus en plus difficiles, comme au concours de saut en hauteur on élève après chaque épreuve la cordelette que d’un bond il faut franchir. L’avancement ne se mesure pas à la difficulté vaincue, mais au progrès de la charité. (…) Car la vie éternelle, commencée par la sainteté ici-bas, consiste simplement à être un avec Dieu. (…) Le progrès n’est pas de donner toujours plus pour avoir toujours moins, mais de se donner toujours mieux pour être uni à Dieu. »
« La perfection ne se termine pas au dépouillement mais à l’union à Dieu ; elle ne fait pas de nous des pauvres mais des riches. Aussi, contre tous les fanatiques de la mutilation ou de l’abstention, la sainte Église a tranquillement maintenu que la vertu était un enrichissement, un développement d’être, une manière de devenir plus soi-même et d’imiter, en y participant, la plénitude de l’acte divin. La mort n’est pas le terme ultime, (pas plus que les mortifications de toutes sortes). (…) On ne se dépouille de son mauvais moi, que pour laisser plus entièrement à l’action divine de la grâce le moi vrai d’enfant de Dieu.
Conduire des âmes à la générosité, ce n’est donc pas les mutiler chaque jour un peu plus, et cette pédagogie spirituelle serait suspecte, qui marquerait les étapes du progrès par des actes de plus en plus difficiles, comme au concours de saut en hauteur on élève après chaque épreuve la cordelette que d’un bond il faut franchir. L’avancement ne se mesure pas à la difficulté vaincue, mais au progrès de la charité. (…) Car la vie éternelle, commencée par la sainteté ici-bas, consiste simplement à être un avec Dieu. (…) Le progrès n’est pas de donner toujours plus pour avoir toujours moins, mais de se donner toujours mieux pour être uni à Dieu. »
Père Christian +

